La manipulation du véhicule

La manipulation du véhicule et de la circulation sont deux choses importantes.

Il ne faudrait d’ailleurs pas croire qu’on puisse former entièrement un conducteur en suivant une progression.

L’apprentissage de la conduite a des particularités qui empêchent de le diriger conformément à des étapes préétablies.

Dès qu’on aborde la partie la plus importante, c’est-à-dire la préparation à la circulation.

En effet, il est clair que pour faire parcourir pas à pas à un apprenti toutes les étapes d’une progression, c’est assez long.

Le moniteur doit être maître de la situation pédagogique et de son évolution.

Or, le moniteur qui forme des apprentis menuisiers ou mécanicien a cette liberté, le moniteur d’auto-école de conduite l’a beaucoup moins.

Le moniteur n’est que partiellement maître de la situation

Le moniteur de conduite est libre de choisir les exercices tant qu’il s’agit d’enseigner la manipulation des commandes, soit à point fixe, soit une route déserte.

Mais, il n’est plus que très partiellement maître de ce qui se passe dès qu’il s’agit d’enseigner les comportements dans la circulation.

Les événements se présentent alors au hasard et l’élève est bien obligé d’effectuer les opérations de la conduite où la circulation l’impose.

Concrètement, que ce soit un dépassement, un croisement, ou le franchissement d’une intersection.

Choisir la difficulté du parcours

Certes, il reste possible de choisir les rues et les routes où on circulera.

Dans une certaine mesure, le moment de la leçon, afin de doser les difficultés qu’on pense rencontrer.

Cependant, il s’agit plutôt du choix d’une fréquence des difficultés que du choix, à chaque moment, de la difficulté que l’élève affronte.

On ne peut que rêver de véritables voies isolées de la circulation publique.

Ou simplement des compères viendraient juste au moment opportun, créer la situation exigée par l’opération qu’on est en train d’enseigner.

Nous avons vu que le cinéma permettra d’enseigner la circulation.

Ou au moins de préparer son enseignement, en suivant une véritable progression.

En attendant, une progression complète pour l’apprentissage de la circulation ne peut guère être collaborée.

Ensuite ni ce qui doit être enseigné, ni les conditions de l’enseignement ne s’y prêtent.

Les progressions de la manipulation du véhicule

Il n’est donc pas étonnant que les diverses progressions déjà publiées concernant surtout la manipulation du véhicule.

Dès qu’elle traitent des opérations à exécuter dans la circulation, il s’agit de programmes.

Puis également des descriptions de situations et des comportements que de véritables progressions.

L’enseignement durable nécessite du temps

La durabilité dans l’instruction à la conduite, cela signifie transmettre les différents aspects de manière à ce que l’élève ait une vue des choses qui influence durablement son comportement au volant.

Quiconque veut dispenser une formation durable a besoin de temps en plus de bonnes méthodes.

Les apprentis suivant l’instruction à la conduite étant aussi les personnes qui payent.

Ils décident de la durée de leur instruction.

Ceci illustre bien le dilemme auquel les moniteurs de conduite sérieux peuvent se retrouver confrontés.

Il est important et essentiel de parler des systèmes d’assistance des voitures modernes et de les intégrer à l’instruction à la conduite.

Si toutefois les connaissances en question ne sont pas demandées lors de l’examen de conduite, leur importance est relativisée pour le candidat.

Auto-école Marterey