Les élèves moins jeunes

Les élèves de plus de trente ans seront bientôt l’exception.

La pédagogie de la conduite doit avoir comme objectif principal la formation des jeunes.

Cependant, des personnes adultes ou même déjà âgées apprennent à conduire.

Et l’apprentissage n’est finit pas !

Ne faut-il pas au moins “une leçon par année d’âge”?

Ce genre d’affirmation mérite réflexion.

Certes, on n’enseigne pas à un élève de soixante ans comme à un élève de vingt ans.

Mais est-il normal que ce soit si souvent tellement long et difficile?

Âge et capacité d’apprentissage

Sans doute, le vieillissement du système nerveux entraîne une diminution de la capacité d’apprentissage, surtout si celle-ci n’a pas été entretenue.

Cependant, il semble bien que l’effet de l’âge sur le système nerveux n’explique pas toutes les difficultés éprouvées par les apprentis conducteurs âgés.

Les préjugés de l’élève et du moniteur

En fait, malgré les récents développements de la formation continue, l’idée d’apprentissage reste encore très liée à l’idée de jeunesse.

On apprend quand on est jeune et il semble anormal de vouloir entreprendre un apprentissage quand la jeunesse s’en est allée.

Ainsi, la personne âgée s’attend à des difficultés importantes.

De son côté, le moniteur qui partage les mêmes préjugés, s’attend lui aussi à un apprentissage difficile.

De même, si l’élève et le maître sont convaincus, en commençant, que l’apprentissage sera long, on peut être certain qu’il n’avancera pas vite!

Ajoutons que les personnes déjà âgées disposent souvent de plus de temps, et de plus d’argent que les jeunes pour apprendre à conduire.

Ce qui n’incite pas toujours le moniteur à accélérer la formation.

Dissiper l’anxiété

Pour une personne âgée, apprendre à conduire apparait souvent comme une inquiétude aventure.

Elle se demande si elle en sera capable, si c’est raisonnable à son âge.

Le moniteur dissipera cette anxiété dès les premières leçons en mettant bien en évidence les progrès, même minimes.

Également aussi en étant clair, précis, bienveillant et surtout, en n’étant jamais compatissant.

Expliquer plus longuement

Souvent, avec les élèves moins jeunes, il est bon de parler plus, cela les rassure et ils sont avides d’explications.

Parfois un peu méfiant, ils veulent comprendre rapidement ce qu’ils font.

Le jeune a tendance à “foncer pour voir”, le moins jeune veut d’abord savoir pourquoi et comment.

Les progrès peuvent être facilités par cette attitude, si elle est mise à profit.

Ainsi que, par des qualités d’ordre, de méthode qui se développent souvent avec les années.

Auto-école Marterey