Un élève qui commence à apprendre

Un élève qui commence à apprendre imagine tout un ensemble de connaissances et d’habitudes à acquérir pour savoir conduire.

Ou pour être reçu à l’examen, mais il devrait rapidement comprendre que c’est la même chose.

L’élève pense que tout cela est facile ou difficile.

Il sait qu’il y a “du théorique” et “du pratique” puisque l’examen comporte deux épreuves.

Il a déjà vu conduire, il a sans doute déjà conduit un deux roues et peut être même tenu un volant.

Cependant, tout cela reste généralement vague et désordonné pour lui.

Des connaissances à certains moments

Pour le moniteur, au contraire, savoir conduire constitue un ensemble structuré d’opérations à effectuer.

Également de connaissances à mettre en œuvre à certains moments très précis.

Chaque élément peut être situé, classé de diverses façons et certaines opérations s’enchaînent chronologiquement.

Il faut mettre le moteur en route avant de passer les vitesses.

Certaines opérations sont considérées comme moins importantes que d’autres.

Ne pas savoir utiliser le lave-glaces n’est pas aussi grave qu’oublier le clignotant par exemple.

On peut encore classer les opérations en fonction de leur difficulté.

Faire un démarrage en côte est plus difficile que passer de la seconde à la troisième.

Les étapes d’une progression

D’autre part, l’enseignement a un début de la première leçon et une fin, soit, la réussite à l’examen.

Donc le moniteur va obligatoirement choisir parmi tous les éléments à enseigner ceux qui viendront d’abord, et ceux qui viendront ensuite.

Il fait donc nécessairement un découpage et il présente les morceaux dans un certain ordre.

Ainsi, il établit une progression, c’est-à-dire une suite d’étapes que l’élève devra parcourir.

Tracer à quelqu’un l’itinéraire qu’il doit suivre, c’est le diriger. un élève qui commence à apprendre

Le choix du contenu de chaque étape et le choix de leur succession n’est pas aussi facile qu’on le croit souvent.

Comment diriger l’élève ?

Diriger l’élève ce n’est pas seulement lui faire parcourir successivement des étapes d’une progression.

C’est aussi à chaque moment, l’aider en orientant son attention et ses efforts.

L’élève se trouve en face de difficultés qui se superposent et s’entremêlent.

Un écheveau qu’il ne pourrait débrouiller qu’en faisant un grand nombre d’essais inutiles et d’erreurs qui seraient souvent dangereux.

Guider plutôt que diriger

L’élève se sent rassuré parce qu’il est guidé par le moniteur.

La présence attentive, bienveillante et compétente du maître diminue l’anxiété qui gêne les progrès.

Cependant, cette direction doit rester assez souple pour que l’élève conserve le sentiment de rencontrer lui-même des difficultés et de les vaincre.

L’apprenti doit avoir une certaine liberté de choix.

L’élève doit être guidé comme un cheval dont on tire les rênes quand il ne prend pas spontanément la bonne direction.

Plutôt que diriger comme une automobile qui répond au moindre mouvement du volant, l’élève est une personne active et intelligente.

Auto-école Marterey