Sensibiliser la population étape par étape

Sensibiliser la population c’est une étape préliminaire aux règles.

Prenons l’exemple du casque de vélo.

En Suisse, son port n’est pas obligatoire pour les vélos non motorisés.

Cependant, les opérations de sensibilisation ont porté leurs fruits.

Si bien que près de la moitié des cyclistes se protègent la tête.

Ce taux est même plus élevé chez les enfants.

Trois enfants sur quatre en portent un.

Le moment est donc venu d’introduire l’obligation de porter un casque pour les enfants.

Les chiffres sont là pour le confirmer.

Une nouvelle loi fait l’objet d’un consensus si elle est volontairement appliquée par 40% de la population.

La sécurité joue un rôle important pour la population

La sensibilisation en faveur de comportements volontairement axés sur la sécurité joue un rôle important dans l’acceptation future de règles.

Sans cette approche, des réactions de rejet peuvent vite se manifester.

Les personnes qui se sentent déposédées de leur liberté d’action et de décision peuvent être sur la défensive.

On le constate aujourd’hui avec le port obligatoire du masque sanitaire.

Celui-ci rencontre une résistance dans certains pans de la société.

Quand la pandémie du coronavirus s’est déclarée, les autorités ont dû prendre des décisions à l’aveu-
glette.

Trės rapidement et sans s’appuyer sur des bases scientifiques étayées.

D’où ce sentiment collectif que l’on restreignait la responsabilité individuelle.

Dans l’idéal, la mise en place d’une nouvelle mesure de sécurité se fonde sur des données et sur l’expérience.

Ce qui nécessite des connaissances solides sur le risque et l’efficacité des mesures.

On sait d’expérience que sensibiliser la population à un nouveau thème prend environ trois ans.

Les gens appréhenderont alors les nouvelles règles mises en place davantage comme un progres pertinent.

Sensibiliser la population avec le comportement

Des conditions sûres complètent un comportement axé sur la sécurité.

La perception que l’on a de ses propres capacités étant très personnelle, la responsabilité individuelle a souvent ses limites.

C’est pourquoi l’adaptation des conditions est une priorité.

La plupart des accidents de vélo dans les giratoires touchent les cyclistes sans qu’il y ait une faute de leur part.

Exhorter les automobilistes à faire attention aux vélos ne sert pas à grand chose.

Nous devons améliorer les giratoires afin de réduire automatiquement la vitesse des véhicules lorsqu’ils s’y engagent.

L’acceptation d’une mesure passe par une sensibilisation réussie à deux niveaux.

D’abord, l’évaluation du risque individuel est essentielle.

Est-ce que j’imagine un instant que cela puisse m’arriver ?

Puis des obstacles personnels entrent en jeu.

Pour garder l’exemple du casque de vélo, est-ce si compliqué d’emporter son casque avec soi ?

Si les faits et les chiffres sont des fondamentaux, l’émotion joue quant à elle un rôle décisif.

Trois à quatre arguments suffisent d’ordinaire à convaincre une personne d’adopter une mesure.

Mais aucun argument au monde ne résiste si l’émotion s’en mêle.

Il faut donc, sensibiliser la population étape par étape.

Auto-école Marterey