Apprendre à juger les distances

Il n’est pas toujours facile de juger les distances du point d’amorce du freinage.

C’est-à-dire de la distance d’arrêt ou de décélération qu’on peut en attendre.

L’évaluation de la distance en profondeur est déjà notablement plus malaisée que celle d’une distance vue de profil dans toute sa largueur.

Elle devient plus difficile encore lorsque l’observateur se trouve dans un véhicule en mouvement.

Dans la marche en colonne, la distance de freinage revêt une importance toute particulière.

Car elle détermine l’écart qui doit être maintenu entre deux véhicules qui se suivent.

Jadis, une règle empirique indiquait que l’on devait observer entre deux véhicules qui se suivent une distance égale en mètres au nombre de km/h lu sur l’indicateur de vitesse.

On a constaté cependant qu’elle fournissait des chiffres trop considérables et qu’on pouvait diviser la distance par deux.

C’est-à-dire que si les voitures se suivent à 40 km/h, l’écartement à respecter est de 20 mètres.

Et si la vitesse est de 100 km/h l’écart sera de 50 mètres.

Mais, on l’a vu, l’estimation d’une distance en profondeur est difficile surtout quand on roule et plus encore si la route est sinueuse.

Rapporter ces observations au temps

Deux véhicules qui se suivent doivent être toujours distants de deux secondes.

Ce qui fournit par exemple un écartement de 28 mètres à 50 km/h  –  de 56 mètres à 100 km/h.

Ces valeurs au-dessous desquelles on ne peut descendre que moyennant une attention absolument soutenue.

A la condition que l’adhérence des roues sur le sol soit excellente, sont raisonnables pour la conduite ordinaire.

Ce qui représente à peu très deux secondes, et c’est alors qu’il doit à son tour passer devant le point de repère.

Si il parvient avant, c’est que l’écart est trop court.

Au contraire, la distance est respectée.

Auto-école Marterey